Pour contrer la résistance, George W. Bush recevra cet après-midi à la Maison Blanche les candidats républicain et démocrate, John McCain et Barack Obama, de même que les chefs de file des groupes parlementaires pour mettre la dernière main au plan de sauvetage du système financier. Hier, John McCain disait : « en l’absence d’un consensus, le plan devra être remanié ». D’ailleurs, Henri Paulson, secrétaire au Trésor, a commencé à faire des concessions. Pour éviter le rejet de son plan de sauvetage de l’économie, il a accepté hier d’encadrer la rémunération des dirigeants de Wall Street. « Le Monde, Le Figaro, Journal de Montréal »
- Octobre 2008 :
Plan de sauvetage US : les demandeurs sont nombreux
Alors que le Trésor américain compte injecter rapidement 125 G$ US dans les grandes banques du pays, les constructeurs automobiles cherchent eux aussi à avoir une part du gâteau. Des discussions à ce sujet ont été amorcées avec le secrétariat au Trésor. General Motors et Chrysler demandent en outre une aide de 10 G$ US pour faciliter leur fusion. « Le Devoir, Le Figaro »
- Octobre 2008 :
Le plan de sauvetage allemand est approuvé
Les autorités européennes de la concurrence ont approuvé mardi le plan de sauvetage des banques allemandes, qui s’élève à 500 G d’euros. La Commission européenne estime que le plan préparé par Berlin aidera l’Allemagne à surmonter les « graves perturbations » qui affectent son économie, tout en réduisant les risques de distorsions excessives sur le volet de la concurrence. « Nouvel Observateur »
- Septembre 2008 :
US : le plan de sauvetage se précise
Les démocrates et républicains se sont entendus sur le plan de sauvetage de la finance américaine. Le Trésor pourra acheter jusqu’à 700 G$ US d’actifs de mauvaise qualité pour renflouer les banques. En échange, il prendra des participations au capital de ces établissements. Les propriétaires qui risquent la saisie de leur logement bénéficieront de mesures de protection. « Les institutions financières de Wall Street n’auront plus jamais la même liberté », ont dit des politiciens. Toutefois, ceux qui se rappellent la crise des années 30 savent qu’on avait servi les mêmes discours à cette époque...
- Juillet 2008 :
Plan de sauvetage pour Freddie Mac et Fannie Mae
En annonçant dimanche un « plan d’action immédiat » pour éviter l’effondrement des deux géants du refinancement du crédit, Freddie Mac et Fannie Mae, le Trésor américain et la Réserve fédérale ont voulu rassurer les marchés financiers avant leur ouverture lundi. Le Trésor américain a en outre obtenu l’autorisation de prendre, si nécessaire, directement une participation au capital de Fannie Mae et Freddie Mac, ainsi que d’injecter des liquidités dans les deux établissements. « Le Monde »
- Novembre 2008 :
Le Trésor US dit « non » à GM
Le Trésor américain a refusé d’accorder à General Motors une aide financière pouvant aller jusqu’à 10 G$ US, que le constructeur automobile lui demandait pour faciliter sa fusion avec son concurrent Chrysler. Selon des personnes proches du dossier, le Trésor serait peu disposé à élargir le champ des bénéficiaires du plan de sauvetage du système financier, doté de 700 G$ US. « Toronto Star »
- Octobre 2008 :
Le plan Paulson critiqué
Des traders de Wall Street et des économistes critiquent ouvertement le plan Paulson qui, selon eux, ne s’attaquera pas au coeur du problème : le marché hypothécaire. Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, compare le plan de sauvetage du système financier à « une transfusion sanguine massive à une personne souffrant d’une grave hémorragie interne ». Rappelons que la Chambre des Représentants américaine se prononcera à nouveau aujourd’hui sur ce plan déjà adopté par le Sénat. « Le Figaro »
- Septembre 2008 :
Alternative au plan Bush
Le sauvetage du système bancaire américain n’a pas encore obtenu le feu vert, malgré une réunion exceptionnelle des responsables du Congrès autour du président George W. Bush et des deux prétendants à sa succession, John McCain et Barack Obama. Devant cette impasse, les conservateurs républicains ont proposé une alternative au plan de sauvetage pour sortir l’économie de la crise : allégements fiscaux et assurance des titres, plutôt que l’injection de 700 G$ US dans le secteur financier. « La Presse Affaires, Journal de Montréal »
- Août 2008 :
Baisse du déficit US, hausse de l’excédent canadien
Le dollar US faible a offert un répit spectaculaire au déficit commercial américain. Celui-ci a brusquement reculé à 56,8 G$ US en juin, contre 59,2 G$ US en mai. Cette amélioration est largement attribuable à une hausse de 4 % des exportations totales. Quant aux importations, elles ont progressé de 1,8 %. Sans le pétrole, l’amélioration est nettement plus marquée, puisque le déficit a baissé de 26,4 G$ US en mai à 20,4 G en juin. Par ailleurs, l’excédent commercial du Canada est passé de 5,2 G$ CA en mai à 5,8 G en juin. Les exportations ont augmenté de 1,3 G (+3,1 %), marquant une sixième progression de suite. Le prix de l’énergie a une fois de plus dynamisé la balance commerciale. Malheureusement, cette situation pourrait changer au cours des prochains mois si la baisse du prix du pétrole et du gaz se poursuit.
- Juillet 2008 :
Shell : 11,6 G$ US de profits
Grâce aux cours élevés du pétrole et à la dépréciation de la devise américaine, Royal Dutch Shell a dévoilé des profits records de 11,6 G$ US, en hausse de 33 %, pour son deuxième trimestre. En 2007, les profits étaient ressortis à 8,67 G$ US. Mais le prix de vente du baril de pétrole a tourné autour de 112 $ US cette année, comparativement à 64 $ US un an plus tôt. C’est ce qui a permis à la pétrolière de présenter de meilleurs résultats malgré la diminution de sa production. « Globe and Mail »
- Novembre 2008 :
US : la stratégie du plan de soutien
Le secrétaire au Trésor des États-Unis, Henry Paulson, a annoncé mercredi qu’il renonçait à son plan de rachat d’actifs invendables des banques, estimant que l’achat direct d’actions d’institutions financières est le moyen le plus rapide et le plus efficace d’utiliser les nouveaux pouvoirs pour stabiliser le système financier. De plus, il a indiqué que les constructeurs automobiles ne recevraient pas l’argent du plan de sauvetage, qui s’adresse aux banques, mais que le gouvernement planche sur une autre solution pour eux. « La Presse Affaires »