Merrill Lynch a annoncé hier une perte additionnelle de 3 G$ US sur des titres touchés par la crise du crédit hypothécaire à risque. Celle-ci s’ajoute aux 5 G$ US déjà dévoilés par la banque. La même journée, un rapport de la National Association of Realtors révélait une baisse deux fois plus prononcée que prévu des ventes de maisons existantes. Devant ces faits, des économistes ont estimé que les tensions sur le marché du crédit hypothécaire pourraient représenter un coût total de 400 G$ US, une facture que se partageront les compagnies financières et les investisseurs. « New York Times »
- Novembre 2007 :
Le coût de la crise du crédit évalué à 400 G$ US
Selon les analystes de Deutsche Bank, la crise du secteur des crédits hypothécaires à risque (subprime) pourrait coûter jusqu’à 400 G$ US aux banques mondiales cette année. Les Etats-Unis devraient compter pour un bon tiers de ces 400 G$ US, avec des pertes estimées à 100-130 G$ US chez les banques et maisons de courtage (américaines ou étrangères) qui exercent aux Etats-Unis. « Le Figaro »
- Septembre 2007 :
Crise immobilière US : le gouvernement aidera les ménages
Le président des États-Unis a enfin dévoilé des mesures pour aider les centaines de milliers d’Américains à conserver les maisons pour lesquelles ils ont contracté des prêts hypothécaires risqués. D’aucuns l’accusaient d’assister à la crise du « subprime » sans réagir. L’administration Bush a finalement décidé d’aider les Américains à faire face aux échéances de leurs prêts hypothécaires risqués, la baisse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale ne pouvant à elle seul résoudre le problème. « L’Express »
- Juillet 2007 :
Crise immobilière : des pertes de 100 G$ US
Ben Bernanke, le patron de la Réserve fédérale américaine, évalue à 100 G$ US les pertes engrangées sur les prêts hypothécaires à risque aux États-Unis. Ces sommes sont assez importantes pour provoquer une diminution des dépenses à la consommation. « Financial Post »
- Septembre 2008 :
Crise du crédit : 512 G$ US de dépréciations…
Les amateurs de statistiques aimeront savoir que les banques et sociétés de services financiers ont déprécié pour 512 G$ US d’actifs depuis le début de la crise des prêts hypothécaires à risque. Les pertes par institution sont détaillées sur le site www.lepoint.fr. « Le Point »
- Juillet 2007 :
La Fed estime que la crise immobilière va durer
Le patron de la Réserve fédérale a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour l’année en cours en raison de la crise immobilière. Ben Bernanke anticipe désormais une expansion entre 2,25 et 2,5 % en 2007. Il table ensuite sur une accélération entre 2,5 et 2,75 % en 2008. « Le Figaro »
- Septembre 2008 :
700 G$ US pour enrayer la crise
En rebondissant de façon spectaculaire vendredi, les Bourses ont applaudi l’intervention du gouvernement américain. D’ailleurs, le plan de sauvetage de l’administration Bush se précise. Un document de trois pages, publié sur le site Internet du New York Times, indique que le Trésor aurait toute autorité pour racheter pendant deux ans jusqu’à 700 G$ US de mauvais actifs. « La Presse Affaires »
- Août 2008 :
Baisse du déficit US, hausse de l’excédent canadien
Le dollar US faible a offert un répit spectaculaire au déficit commercial américain. Celui-ci a brusquement reculé à 56,8 G$ US en juin, contre 59,2 G$ US en mai. Cette amélioration est largement attribuable à une hausse de 4 % des exportations totales. Quant aux importations, elles ont progressé de 1,8 %. Sans le pétrole, l’amélioration est nettement plus marquée, puisque le déficit a baissé de 26,4 G$ US en mai à 20,4 G en juin. Par ailleurs, l’excédent commercial du Canada est passé de 5,2 G$ CA en mai à 5,8 G en juin. Les exportations ont augmenté de 1,3 G (+3,1 %), marquant une sixième progression de suite. Le prix de l’énergie a une fois de plus dynamisé la balance commerciale. Malheureusement, cette situation pourrait changer au cours des prochains mois si la baisse du prix du pétrole et du gaz se poursuit.
- Décembre 2007 :
US : la crise immobilière s’étirera
La crise du marché immobilier américain devrait se prolonger jusqu’au début de 2009 et la baisse des prix dépassera 15 % en moyenne, selon une étude de l’agence de notation Moody’s. Si le secteur peut espérer une stabilisation en 2009, il faudra attendre 2010 pour constater des améliorations sensibles en termes de ventes, de construction et de prix, peut-on lire dans cette étude. « Nouvel Observateur »
- Septembre 2007 :
Crise du crédit : la Chine et l’UE tentent de calmer les esprits
La Chine et l’Union européenne se sont employées lundi à rassurer les marchés sur les retombées de la crise financière née de la crise du crédit immobilier à risque aux Etats-Unis. Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia, a estimé que des conditions de crédit plus rigoureuses étaient envisageables et que la croissance dans la zone euro pourrait s’en ressentir un peu, mais sans que cela remette en cause les perspectives de reprise de la zone euro. La Chine a pour sa part fait savoir que ses réserves de change, équivalentes à 1 330 G$ US, n’avaient pas été investies dans des valeurs mobilières adossées à des créances immobilières à risque aux Etats-Unis. « Financial Post »
- Septembre 2008 :
Crise financière : derniers dénouements
Les élus démocrates et républicains du Congrès ont annoncé, tôt ce matin, être parvenus à un accord de principe sur le plan de sauvetage du secteur bancaire et financier américain présenté par l’administration Bush. Les parlementaires espèrent à présent un vote lundi de la Chambre des Représentants, le Sénat devant se prononcer ultérieurement. La Maison Blanche, à l’origine de ce plan de sauvetage de 700 G$ US, souhaite que le Congrès l’approuve formellement avant la réouverture des places financières asiatiques dans la nuit de dimanche à lundi. Par ailleurs, les discussions se poursuivent en Europe pour aider l’institution belgo-néerlandaise Fortis, malmenée par la crise, qui pourrait être forcée de se mettre en vente ou de vendre des activités. De plus, la crise a fait une nouvelle victime au Royaume-Uni, la banque Bradford and Bingley, qui sera vraisemblablement nationalisée. « La Presse Affaires, Le Point »