Après les piètres performances de Crédit Suisse et l’accumulation de mauvaises nouvelles pour le géant américain Citigroup, les résultats de BNP Paribas et de Société Générale sont attendus avec nervosité. Le cours de l’action de BNP Paribas a cédé 6 % jeudi et vendredi, alors que celui de Société Générale reculait de près de 6,3 %. Même si elle a dû geler temporairement trois fonds cet été, faute de liquidité pour permettre les cotations, BNP Paribas figure, comme la Société Générale, parmi les rares établissements à n’avoir pas émis d’avertissement sur ses résultats. De fait, les deux grandes banques françaises devraient être peu touchées par la crise des prêts hypothécaires à risque. « Le Figaro »
- Septembre 2007 :
La banque privée de SG bientôt en Chine
SG Private Banking, la division « banque privée » de Société Générale, proposera ses services en Chine à partir du premier semestre 2008, déclare son directeur Daniel Truchi. « Le Point »
- Août 2007 :
Crise du crédit : BNP gèle des fonds valant 1,6 G$ US
La disparition des transactions dans certains segments du marché de la titrisation aux Etats-Unis conduit à une absence de prix de référence et à une liquidité quasi nulle des actifs figurant dans les portefeuilles de fonds, peu importe leur qualité. C’est pourquoi BNP Paribas a annoncé la fermeture temporaire de trois fonds (Parvest Dynamics ABS, BNP Paribas ABS Euribor et BNP Paribas ABS Eonia) qui ont perdu 20 % de leur valeur entre le 27 juillet et le 7 août. « Nouvel Observateur »
- Novembre 2008 :
Banque de l’année 2008 : BNP Paribas
La banque BNP Paribas se démarque dans la crise. Elle vient d’être élue « Banque mondiale de l’année 2008 » par le magazine anglais The Banker. BNP est la première banque française à obtenir cette distinction depuis la création du prix en 2000. « Le Figaro »
- Mars 2008 :
BNP renonce à SG
Pour faire taire les rumeurs, BNP Paribas a déclaré hier qu’elle n’achètera pas Société Générale. Le groupe a précisé que « les conditions permettant de réaliser une opération créatrice de valeur pour ses actionnaires ne sont pas réunies ». Suite à cette déclaration, BNP Paribas se voit contrainte par la loi sur les rumeurs financières à ne pas lancer d’offre sur Société Générale durant les six prochains mois. « Globe and Mail »
- Juin 2007 :
BNP Paribas contre une fusion avec SG
« Hier, notre directeur des communications a essayé de jouer au rugby avec une raquette de tennis. Le résultat n’a pas été probant. » Michel Pébereau, président de BNP Paribas, a ainsi désamorcé, hier, le débat sur un éventuel rapprochement avec la Société Générale, sponsor de la Coupe du monde de rugby, tandis que BNP Paribas est celui du tennis. C’est d’ailleurs devant ses invités à la finale du tournoi de Roland-Garros qu’il s’exprimait. Selon les rumeurs, la Société Générale plancherait sur une offre hostile sur sa grande concurrente. « Le Figaro »
- Novembre 2007 :
Société Générale : des résultats marqués par le « subprime »
Même si Société Générale dit avoir bien « résisté » à la crise des crédits hypothécaires à risque aux États-Unis, elle n’a pas été complètement épargnée, puisque les résultats de la banque sont en baisse sensible pour la première fois depuis 2002. Société Générale a annoncé un bénéfice net en recul de 11,5 % pour le troisième trimestre, en ligne avec les attentes du marché. Par contre, les dépréciations exceptionnelles liées à son exposition au « subprime » et à la crise des marchés du crédit (404 M d’euros au total) ont excédé les anticipations. Fait à signaler : la contre-performance de sa banque de financement et d’investissement. « Le Point »
- Octobre 2007 :
À cause du « subprime », Sanyo renonce à vendre
Mercredi, Sanyo a annoncé qu’il renonçait à vendre son activité de semi-conducteurs. Dans un communiqué, le groupe japonais affirme que cette division demeure un « élément clé » de son activité. Mais, selon le Nikkei et d’autres médias, le fonds japonais Advantage Partners, qui était entré en négociations exclusives pour cet achat, puis a été touché par la crise du « subprime », a échoué à réunir les 606 M d’euros nécessaires. « L’Express »
- Octobre 2007 :
Deutsche Bank déclare ses pertes « subprime »
Deutsche Bank, qui avait reconnu le mois dernier avoir commis des erreurs dans la crise du « subprime », vient d’annoncer des chiffres sur l’impact de ces dernières. Le groupe a indiqué que la crise effacera 3,12 G$ US de ses comptes à son troisième trimestre (entre juillet et septembre). « Wall Street Journal »
- Septembre 2007 :
Commerzbank confirme ses attentes malgré le « subprime »
Commerzbank a confirmé sa prévision de rentabilité, en excluant les éléments exceptionnels, tout en admettant que les pertes subies sur le marché américain du crédit immobilier à risque, le « subprime », pourraient être supérieures aux estimations initiales de 80 M d’euros. La deuxième banque en importance en Allemagne a dit viser un rendement des fonds propres de plus de 12 % cette année. « Le Point »
- Septembre 2007 :
Countrywide sort du « subprime »
Le directeur général de Countrywide Financial, numéro un américain du crédit immobilier, a annoncé qu’il n’est plus actif sur le marché du « subprime », à l’exception de l’émission de crédits au logement pouvant être rachetés par les géants publics du refinancement hypothécaire. « Nouvel Observateur »