Contrairement à J.P. Morgan, Merrill Lynch et Citigroup ont écrit leurs résultats à l’encre rouge. La perte rapportée par Merrill Lynch au deuxième trimestre s’établit à 4,97 $ US par action, alors que les analystes ne la voyaient pas dépasser 1,91 $. Sur la période, l’établissement new-yorkais a annoncé une perte nette de 4,89 G$ US, un résultat qu’il attribue à une série de pertes exceptionnelles. Merrill Lynch souligne cependant que 4 200 emplois ont été supprimés depuis le début de l’année, pour l’essentiel aux États-Unis. Du côté de Citigroup, la perte de 2,5 G$ US au deuxième trimestre a surpris positivement le marché. La perte nette totalise 0,54 $ US par action, comparativement au profit de 1,24 $ l’action à la même période en 2007, ou 6,23 G$ US. La crise de crédit et le ralentissement économique sont blâmés. « Le Figaro » « Globe and Mail »
- Juillet 2008 :
Merrill Lynch dans une mauvaise passe
D’après Wachovia, Merrill Lynch devrait déprécier environ 5 G$ US d’actifs au deuxième trimestre. Cette dernière s’attend également à ce que la banque d’investissement publie une perte sur la période ainsi que sur l’ensemble de l’exercice. D’autre part, un groupe d’acheteurs mené par le maire de New York, Michael Bloomberg, serait prêt à offrir entre 4,5 et 5 G$ US pour racheter la participation de 20 % de Merrill Lynch dans l’agence d’information financière Bloomberg. De plus, hier, on apprenait que la banque d’investissement souhaite vendre une partie de sa participation de 49 % dans le gestionnaire de portefeuille BlackRock. « Le Figaro » « The Gazette »
- Octobre 2007 :
Merrill Lynch pourrait déclarer des pertes additionnelles
À l’occasion de la publication de ses comptes trimestriels ce mercredi, Merrill Lynch pourrait annoncer une perte plus forte que celle indiquée précédemment. Cette perte, liée à la crise du crédit, pourrait être supérieure de 2,5 G$ US aux quelque 5 G déjà annoncés par la banque. « New York Times »
- Octobre 2008 :
Citigroup déclare une perte gigantesque
2,8 G$ US ! Voilà la perte annoncée par Citigroup au troisième trimestre. À la même période l’an dernier, la banque américaine avait déclaré un profit de 2,2 G$ US. Cette quatrième perte trimestrielle consécutive survient malgré le fait que le groupe a coupé 11 000 emplois depuis juin dernier. « Boston Globe »
- Septembre 2008 :
Merrill Lynch achetée, Lehman Brothers liquidée
Bank of America, un temps présenté comme un possible repreneur de la banque d’affaires Lehman Brothers, a annoncé le rachat de sa concurrente Merrill Lynch pour 50 G$ US. L’acquisition donnera naissance à un géant bancaire qui va rivaliser avec Citigroup. Par ailleurs, ce serait la fin de la partie pour Lehman Brothers. Le repreneur le plus crédible, Barclays, a quitté la table des négociations à quelques heures de la limite fixée par les pouvoirs publics. Les autorités tentent de sauver la banque d’investissement mais hésitent sur leur engagement financier. Enfin, AIG se bat pour sa survie et tente d’obtenir un crédit relais de 40 G$ US auprès de la Fed. « Le Figaro, New York Times, Globe and Mail »
- Octobre 2007 :
Merrill Lynch précise l’impact du « subprime »
À la mi-septembre, la banque d’investissement Merrill Lynch avait prévenu qu’elle serait touchée par la crise du crédit hypothécaire à risque. Vendredi dernier, elle a précisé qu’elle déclarera une perte pour son troisième trimestre, clos le 30 septembre. « Journal de Montréal »
- Juillet 2008 :
Merrill Lynch augmente son capital
Moins de deux semaines après l’annonce de ses pertes de 4,9 G$ US au deuxième trimestre, Merrill Lynch a annoncé lundi soir une nouvelle levée de capital de 8,5 G$ US qui se fera par l’entremise d’une émission d’actions. Le projet a fait des mécontents, car ce financement diluera de près de 38 % les actions existantes. La banque d’affaires doit cependant nettoyer son bilan. « Le Figaro »
- Novembre 2007 :
Merrill Lynch dans la tourmente
Merrill Lynch aurait fait appel à des fonds spéculatifs pour masquer certaines pertes. Il s’agirait de manipulations comptables suspectes. Pas étonnant que le titre souffre de plus en plus d’une crise de confiance de la part des investisseurs. « Le Devoir »
- Octobre 2007 :
Le patron de Merrill Lynch écarté
Les administrateurs de la banque d’affaires américaine Merrill Lynch, réunis samedi, sont parvenus à s’entendre sur le départ du président, Stanley O’Neal. On lui reproche les pertes astronomiques liées à la crise des prêts hypothécaires à risque et l’annonce non autorisée d’un intérêt pour Wachovia. « Financial Post »
- Juillet 2008 :
Merrill Lynch vendra sa participation dans Bloomberg
Merrill Lynch vient d’annoncer la vente de sa participation de 20 % dans Bloomberg pour environ 4,5 G$ US. Selon la banque d’affaires, cette transaction lui permettra de protéger sa cote de crédit tout en conservant sa participation de 49,8 % dans la société de gestion BlackRock. « Globe and Mail »
- Juillet 2008 :
Merrill Lynch prête à sortir de BlackRock
Contrainte de trouver de l’argent frais, Merrill Lynch envisage de solder une partie de sa participation de 49 % dans le fonds d’investissement BlackRock, un des plus célèbres au monde. « Le Figaro »