Les autorités européennes de la concurrence ont approuvé mardi le plan de sauvetage des banques allemandes, qui s’élève à 500 G d’euros. La Commission européenne estime que le plan préparé par Berlin aidera l’Allemagne à surmonter les « graves perturbations » qui affectent son économie, tout en réduisant les risques de distorsions excessives sur le volet de la concurrence. « Nouvel Observateur »
- Septembre 2008 :
US : le plan de sauvetage rencontre de la résistance
Pour contrer la résistance, George W. Bush recevra cet après-midi à la Maison Blanche les candidats républicain et démocrate, John McCain et Barack Obama, de même que les chefs de file des groupes parlementaires pour mettre la dernière main au plan de sauvetage du système financier. Hier, John McCain disait : « en l’absence d’un consensus, le plan devra être remanié ». D’ailleurs, Henri Paulson, secrétaire au Trésor, a commencé à faire des concessions. Pour éviter le rejet de son plan de sauvetage de l’économie, il a accepté hier d’encadrer la rémunération des dirigeants de Wall Street. « Le Monde, Le Figaro, Journal de Montréal »
- Septembre 2008 :
US : le plan de sauvetage se précise
Les démocrates et républicains se sont entendus sur le plan de sauvetage de la finance américaine. Le Trésor pourra acheter jusqu’à 700 G$ US d’actifs de mauvaise qualité pour renflouer les banques. En échange, il prendra des participations au capital de ces établissements. Les propriétaires qui risquent la saisie de leur logement bénéficieront de mesures de protection. « Les institutions financières de Wall Street n’auront plus jamais la même liberté », ont dit des politiciens. Toutefois, ceux qui se rappellent la crise des années 30 savent qu’on avait servi les mêmes discours à cette époque...
- Juillet 2008 :
Plan de sauvetage pour Freddie Mac et Fannie Mae
En annonçant dimanche un « plan d’action immédiat » pour éviter l’effondrement des deux géants du refinancement du crédit, Freddie Mac et Fannie Mae, le Trésor américain et la Réserve fédérale ont voulu rassurer les marchés financiers avant leur ouverture lundi. Le Trésor américain a en outre obtenu l’autorisation de prendre, si nécessaire, directement une participation au capital de Fannie Mae et Freddie Mac, ainsi que d’injecter des liquidités dans les deux établissements. « Le Monde »
- Octobre 2008 :
Plan de sauvetage US : les demandeurs sont nombreux
Alors que le Trésor américain compte injecter rapidement 125 G$ US dans les grandes banques du pays, les constructeurs automobiles cherchent eux aussi à avoir une part du gâteau. Des discussions à ce sujet ont été amorcées avec le secrétariat au Trésor. General Motors et Chrysler demandent en outre une aide de 10 G$ US pour faciliter leur fusion. « Le Devoir, Le Figaro »
- Octobre 2008 :
Le plan Paulson critiqué
Des traders de Wall Street et des économistes critiquent ouvertement le plan Paulson qui, selon eux, ne s’attaquera pas au coeur du problème : le marché hypothécaire. Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, compare le plan de sauvetage du système financier à « une transfusion sanguine massive à une personne souffrant d’une grave hémorragie interne ». Rappelons que la Chambre des Représentants américaine se prononcera à nouveau aujourd’hui sur ce plan déjà adopté par le Sénat. « Le Figaro »
- Novembre 2008 :
US : la stratégie du plan de soutien
Le secrétaire au Trésor des États-Unis, Henry Paulson, a annoncé mercredi qu’il renonçait à son plan de rachat d’actifs invendables des banques, estimant que l’achat direct d’actions d’institutions financières est le moyen le plus rapide et le plus efficace d’utiliser les nouveaux pouvoirs pour stabiliser le système financier. De plus, il a indiqué que les constructeurs automobiles ne recevraient pas l’argent du plan de sauvetage, qui s’adresse aux banques, mais que le gouvernement planche sur une autre solution pour eux. « La Presse Affaires »
- Octobre 2008 :
GB : plan de soutien au secteur bancaire
La Grande-Bretagne vient d’annoncer un vaste plan de soutien à son secteur financier prévoyant un programme de recapitalisation des banques de 100 G$ CA (50 G de livres) au plus et un apport de liquidités de la Banque d’Angleterre d’au moins 200 G de livres. D’autres pays européens songent aussi à mettre sur pied un plan de sauvetage. « Globe and Mail »
- Octobre 2008 :
Le plan Paulson est finalement adopté
Le plan Paulson a été approuvé par le Congrès. George W. Bush l’a également entériné vendredi après-midi. Par conséquent, le Trésor pourra acheter à court terme jusqu’à 250 G$ d’actifs invendables, un montant pouvant être relevé à 350 G$ à la demande du président. Un autre 350 G$ sera disponible, mais nécessitera le veto du Congrès. Selon l’agence de notation Fitch, si tous les engagements fiscaux annoncés dans le plan se matérialisent d’ici la fin de 2009, la dette du gouvernement américain dépassera les 70 % du PIB pour la première fois depuis les années 50. Notons que ça ne lui fera pas nécessairement perdre sa note AAA. « La Presse Affaires, Nouvel Observateur »
- Septembre 2008 :
Alternative au plan Bush
Le sauvetage du système bancaire américain n’a pas encore obtenu le feu vert, malgré une réunion exceptionnelle des responsables du Congrès autour du président George W. Bush et des deux prétendants à sa succession, John McCain et Barack Obama. Devant cette impasse, les conservateurs républicains ont proposé une alternative au plan de sauvetage pour sortir l’économie de la crise : allégements fiscaux et assurance des titres, plutôt que l’injection de 700 G$ US dans le secteur financier. « La Presse Affaires, Journal de Montréal »
- Août 2007 :
Sauvetage d’IKB en Allemagne
Le sauvetage éclair de l’IKB - numéro un des établissements spécialisés dans les prêts aux PME outre-Rhin - a sans doute préservé l’Allemagne de la « plus grave crise financière depuis 1931 », selon les termes employés par Jochen Sanio, patron du gendarme allemand des marchés financiers (Bafin). Impliquée dans le secteur américain des crédits immobiliers à risque aujourd’hui en crise, la Deutsche Industriebank (IKB) a été sauvée de la faillite grâce à l’intervention de la banque d’État KfW, l’équivalent local de la Caisse des dépôts et consignations. La KfW a reçu le soutien du secteur privé ainsi que celui des banques régionales et des caisses d’épargne. Pas moins de 3,5 G d’euros ont été dégagés pour la sortir de la crise. Pendant ce temps, plusieurs autres banques allemandes ont dû rassurer le marché. « Le Figaro »