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Idées fiscales

Travailleur et retraité, la nouvelle mode

vendredi 25 janvier 2008, par Christine Deslandes


Groupe Investors - Aujourd’hui, plusieurs options s’offrent aux travailleurs lorsque vient le temps de prendre leur retraite. En effet, de plus en plus de travailleurs demeurent sur le marché du travail après 65 ans, l’âge « normal » de la retraite au Canada, et plusieurs choisissent une formule mixte leur permettant de se retirer graduellement.

Selon un rapport publié récemment par Statistique Canada, une personne active sur quatre est travailleur autonome chez les 55 à 64 ans, et une sur cinq travaille à temps partiel. Cette étude révèle que le travail à temps partiel est l’un des rares aspects où les travailleurs âgés se distinguent nettement par rapport au groupe des 25 à 54 ans, ce qui semble démontrer une transition vers la retraite. D’ailleurs, les deux tiers des personnes âgées qui travaillent à temps partiel le font par choix, ce qui est vrai pour seulement 28 % des travailleurs plus jeunes.

« Bien des gens ne sont pas prêts, ou même intéressés, à quitter brusquement le travail lorsqu’ils vieillissent, explique Carl Thibeault, planificateur financier chez Groupe Investors. Ces futurs retraités peuvent donc continuer de travailler à temps plein après l’âge normal de la retraite, entreprendre une deuxième carrière ou dénicher un nouvel emploi avec un horaire plus flexible. Ce ne sont pas les choix qui manquent. »

« Peut-être auront-ils la chance de pouvoir conserver leur emploi actuel tout en profitant d’un horaire allégé, ce qui simplifiera les choses, note M. Thibeault. En revanche, s’ils doivent se trouver un autre emploi, ils devront déployer beaucoup plus d’efforts afin d’en trouver un qui convienne parfaitement au genre de vie qu’ils veulent mener à la retraite. »

Fiscalité

Selon M. Thibeault, une fois qu’un individu a déterminé où et comment il travaillera à la retraite, il devra résoudre d’importantes questions de planification financière et fiscale. Voici quelques exemples :

• La retraite progressive est-elle possible chez son employeur actuel, compte tenu des nouvelles règles que le gouvernement fédéral a adoptées en cette matière ? Sinon, il pourrait devoir travailler ailleurs pour avoir droit à des prestations de retraite.

• Le fractionnement du revenu de retraite est un point à ne pas négliger. Si une personne choisit d’anticiper les versements du régime de retraite de son employeur, elle pourrait être en mesure de fractionner ce revenu avec son conjoint.

• L’opportunité de retirer une rente du RPC ou de la RRQ, et le moment de le faire, doivent être examinés. Le retraité doit également prévoir la récupération éventuelle de la Sécurité de vieillesse et du crédit en raison de l’âge s’il continue de travailler après 65 ans.

• Les règles du RPC et de la RRQ sont différentes. Le RPC ne permet pas d’accumuler des droits de prestations après avoir commencé à recevoir des versements, contrairement à la RRQ.

• L’épuisement graduel de l’actif du REER doit être planifié de manière efficace sur le plan fiscal. Le retrait anticipé des revenus du REER pourrait être une possibilité si le contribuable prévoyait se situer dans une tranche de revenu moins élevé pendant un certain temps, par exemple s’il est à la retraite avant de devenir admissible à la SV, au RRQ/RPC et à un régime de retraite d’employeur.

• Les travailleurs autonomes ont droit à un éventail plus complet de déductions fiscales, et ils peuvent avoir la possibilité de fractionner leur revenu avec d’autres membres de leur famille.

« Il n’est pas si facile de trouver la bonne formule pour travailler à la retraite, souligne M. Thibeault. Il faut faire ses propres recherches et bien se préparer. »

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