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Suite à la crise
Montée rapide du chômage en Espagnevendredi 15 janvier 2010, par Christine Deslandes
Michel Santi - Plus mauvais chiffre en 10 ans, l’indice du chômage espagnol de décembre dernier a grimpé à 19,3 % (donnée annualisée), ce qui est deux fois plus élevé que la moyenne européenne.
Le tout survient dans un contexte extrêmement pénible où le chômage des jeunes atteint un record de 40 % (contre 25 % il y a un an).
Bien que les engagements contractés dans le cadre du Pacte de stabilité européen (dépenses gouvernementales inférieures ou égales à 3 % du PIB et déficits publics globaux inférieurs à 60 % du PIB) semblent impossibles à tenir, l’Espagne cherche à remonter la pente.
Pierre angulaire du système européen, cette problématique du Pacte de stabilité - qui englobe son interprétation et son respect - est sujette à bien des controverses politiques car son sort est dans les mains de technocrates et de bureaucrates qui ne détiennent aucune légitimité, n’étant le plus souvent pas élus par les citoyens européens et n’ayant nul compte à leur rendre en direct.
Le cas espagnol ne fait qu’illustrer la vanité de ces mesures visant à imposer des budgets équilibrés, alors que le contexte de crise aiguë nécessite des injections répétitives de liquidités par les gouvernements, ce qui rend - par définition - toute politique de rigueur impossible à tenir. En fait, sans même aller jusqu’à l’ampleur de la crise présente, de tels critères se révèlent caducs même lors d’un simple ralentissement économique, qui provoque nécessairement un tassement des recettes fiscales et, par ricochet, gonfle les déficits budgétaires.
Ce noeud structurel au coeur même de l’Europe, qui menace la viabilité à long terme de l’euro, se doit d’être solutionné rapidement si le souci des dirigeants européens est d’éviter un regain de tension entre les États solvables (Allemagne, Pays-Bas…) et les derniers de classe (Italie, Espagne...).
À ce titre, comment ignorer les déclarations intempestives du maire d’Athènes qui exige le remboursement par l’Allemagne de 10 500 millions d’euros, apparemment dus à la Grèce depuis la Seconde Guerre mondiale, et qui permettraient de réduire les déficits grecs ?
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