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Étude mondiale IBM
Les PDG triment dur pour s’adapter aux changementsmercredi 7 mai 2008, par Christine Deslandes
IBM – La capacité des organisations à absorber et à gérer le changement est devenue le facteur déterminant pour départager les gagnants et les perdants sur la scène économique mondiale.
C’est en gros la conclusion de l’étude mondiale IBM, la plus grande enquête menée auprès des PDG du monde entier. Ce sondage a détecté en outre une augmentation de 28 % en deux ans du nombre de PDG qui entrevoient des changements importants imminents, ce qui est considérable. Au total, 83 % des répondants avaient cette impression à l’échelle mondiale, contre 86 % au Canada.
Toutefois, en ce qui concerne l’aptitude des PDG à bien gérer le changement, le progrès est beaucoup plus faible. Les résultats montrent que cette capacité des PDG est de 22 points de pourcentage moindre que le besoin exprimé, soit un écart trois fois plus grand qu’en 2006.
Chez les PDG canadiens, l’écart entre l’aptitude et la nécessité de gérer le changement est encore plus élevé, soit 33 %, ce qui signifie que le défi face aux changements au cours des 3 prochaines années sera encore plus difficile pour ces organisations. Notons que les répondants canadiens estiment que leur plus gros défi sera les compétences du personnel.
Par ailleurs, les répondants identifient la clientèle comme étant une importante source de changements pour eux. Les organisation sont en effet confrontées à deux nouveaux types de clients : le client « omnivore de l’information » et le client « socialement conscientisé ». Parmi toutes les tendances révélées dans cette étude, c’est sur ces clients que les PDG ont l’intention de mettre davantage l’emphase dans un avenir rapproché.
Intégration mondiale
L’étude indique aussi que l’augmentation du pouvoir d’achat dans les marchés émergents contribue à transformer en profondeur le modèle de gestion des organisations à l’échelle planétaire.
Un grand nombre de PDG comptent en effet refaçonner leurs modèles d’affaires afin d’être plus flexibles et davantage présents à l’étranger, de manière à bénéficier des opportunités.
88 % des PDG comptent modifier en profondeur les éléments qui les aident à se démarquer, à savoir les connaissances et le portefeuille d’actifs. Ces derniers estiment nécessaire d’adapter les modèles de gestion en fonction des principes d’intégration mondiale, dont la recherche de sources d’expertise, de ressources et d’actifs qui aideront leur entreprise à surpasser les autres.
De plus, afin de pouvoir tirer parti des opportunités d’intégration mondiale, 75 % des PDG comptent passer à l’action pour percer les nouveaux marchés, et 85 % ont l’intention d’établir des partenariats afin de profiter des opportunités mondiales.
L’étude s’est penchée sur sept aspects de l’intégration mondiale, dont les trois décrits ci-dessus. Pour la majorité de ces aspects, les PDG canadiens priorisent le marché intérieur.
Fait à remarquer, les PDG au Canada sont moins intéressés par la conquête des nouveaux marchés émergents, préférant garder leur attention sur l’optimisation des opérations à l’échelle locale. Dans l’ensemble, les dirigeants canadiens ont plutôt tendance à positionner leur organisation sur la scène nationale plutôt que mondiale, en comparaison avec les autres participants à cette étude.
L’étude mondiale IBM a été réalisée au moyen d’entrevues menées auprès de 1 130 PDG, répartis dans 40 pays et 32 secteurs d’activités. Elle vise à établir le lien entre les défis que les chefs de la direction doivent relever aujourd’hui et leur impact sur l’avenir de l’entreprise.